mabon, l’équinoxe d’automne pour récolter, remercier et faire le tri

LE TEMPS DE REGARDER CE QUI A POUSSÉ
Septembre est un entre-deux. L’été s’éloigne, la lumière change et l’automne commence doucement à s’installer. Avec Mabon arrive l’équinoxe, ce moment où le jour et la nuit semblent retrouver, un instant, leur équilibre.
Et si nous profitions, nous aussi, de cette pause ? Depuis le début de l’année, nous avons semé des projets, pris des décisions, changé certaines habitudes. Certaines choses ont poussé, d’autres moins.
Mabon nous invite à regarder le chemin parcouru : récolter ce qui a porté ses fruits, remercier pour ce qui nous nourrit et faire le tri dans ce que nous ne souhaitons pas emporter dans la saison suivante.
La nature change de rythme.
Et au milieu de cette transition arrive l’équinoxe d’automne : ce bref moment d’équilibre où le jour et la nuit atteignent une durée presque égale, avant que l’obscurité ne prenne progressivement davantage de place dans l’hémisphère Nord.
Dans la Roue de l’Année, cette période correspond à Mabon, souvent présenté comme le deuxième des trois sabbats liés aux récoltes, entre Lughnasadh et Samhain.
Mais derrière les pommes, les bougies couleur rouille et les jolies tables automnales se cache une invitation beaucoup plus intéressante : regarder ce que nous avons nous-mêmes cultivé.
Parce que nous semons toute l’année.
Des projets. Des habitudes. Des relations. Des idées. Des décisions. Des changements minuscules dont nous ne voyons parfois les résultats que plusieurs mois plus tard.
Mabon peut alors devenir une pause bienvenue avant d’entrer pleinement dans la dernière partie de l’année : un moment pour regarder ce qui a poussé, reconnaître ce qui nous nourrit encore et faire le tri dans ce que nous n’avons plus envie de continuer à porter.
Pas besoin de vivre dans une chaumière au milieu des bois ni de posséder un autel rempli de cristaux pour cela.
Une tasse chaude, quelques minutes au calme et un peu d’honnêteté envers soi-même peuvent déjà faire beaucoup.
Mabon en un coup d’œil
Quand ? Autour du 22 ou 23 septembre, au moment de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère Nord.
Dans la Roue de l’Année : entre Lughnasadh et Samhain.
Dans la nature : les récoltes sont bien avancées, les jours raccourcissent et l’automne commence.
Mouvement intérieur : regarder ce que l’on a cultivé et rééquilibrer ce qui doit l’être.
Mots-clés : récolte · gratitude · équilibre · bilan · partage · transition · lâcher-prise.
La question de Mabon :
Qu’avez-vous envie d’emporter avec vous dans la saison suivante ?

1. Mabon, entre histoire, traditions et mythes
Avant de parler rituels, pommes à la cannelle et correspondances magiques, il faut remettre un peu d’ordre dans l’histoire de Mabon. Parce qu’elle est passionnante.Mais aussi parce qu’Internet lui a parfois fabriqué un passé un peu plus ancien qu’il ne l’est réellement.
Bien avant Mabon, il y avait les récoltes
C’était une période déterminante.
Dans les sociétés agricoles, les récoltes conditionnaient directement les mois qui allaient suivre. Céréales, fruits, noix et autres ressources devaient être récoltés, transformés et conservés avant l’arrivée de l’hiver. Une bonne récolte signifiait davantage de sécurité.Une mauvaise pouvait avoir des conséquences autrement plus sérieuses qu’un manque de pumpkin spice latte.
Il n’est donc pas étonnant que de nombreuses cultures aient développé des fêtes, repas collectifs, prières, offrandes ou coutumes autour des récoltes et de leur achèvement.
La dernière gerbe de céréales, par exemple, a occupé une place particulière dans plusieurs traditions rurales britanniques : elle pouvait être conservée,
façonnée ou intégrée aux célébrations de fin de récolte. Mais comme souvent avec les coutumes populaires transmises et transformées au fil des siècles, il faut rester prudent avant d’attribuer automatiquement chacune d’elles à une religion païenne antique.
Ce que l’on peut dire plus simplement, c’est que récolter n’était pas seulement un acte agricole. C’était un moment collectif de soulagement, de partage et de préparation.
On célébrait ce que la terre avait donné tout en sachant très bien pourquoi on le faisait : l’hiver arrivait.Et cette réalité donne déjà une profondeur particulière à la symbolique moderne de Mabon.
Avant de demander davantage, on regarde ce que l’on possède. Avant la période de retrait, on constitue ses réserves. Avant de passer à la suite, on termine la récolte.
Et l’équinoxe dans tout cela ?
Astronomiquement, l’équinoxe correspond au passage du Soleil à travers le plan de l’équateur terrestre. Autour de cette date, le jour et la nuit ont une durée proche l’une de l’autre — même si le fameux « exactement douze heures de jour et douze heures de nuit » est une simplification.
Symboliquement, difficile de résister à l’image. Pendant un instant, lumière et obscurité semblent se répondre.Puis le mouvement continue.
Après l’équinoxe d’automne, dans l’hémisphère Nord, les nuits deviennent progressivement plus longues que les jours jusqu’au solstice d’hiver.
C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles l’équilibre est devenu un thème si important dans les célébrations néopaïennes contemporaines de Mabon.
Mais il faut distinguer deux choses : les populations anciennes connaissaient et observaient évidemment les mouvements saisonniers et célestes, et certains monuments anciens témoignent d’alignements astronomiques remarquables. Cela ne signifie pas pour autant qu’il existait partout en Europe une grande fête païenne appelée « Mabon » célébrée à l’équinoxe.Et c’est là que l’histoire devient beaucoup plus surprenante.
Plot twist : Mabon ne s’appelait pas Mabon
Nous ne disposons pas de preuve historique d’une ancienne fête celtique de l’équinoxe d’automne portant le nom de Mabon.
L’usage de ce nom pour désigner le sabbat est moderne. Il apparaît dans les milieux néopaïens américains au cours des années 1970, notamment grâce à Aidan Kelly, figure du néopaganisme américain.En préparant un calendrier païen dans les années 1970, Kelly cherchait des noms pour certains moments de la Roue de l’Année qui n’en possédaient pas dans le système qu’il construisait. Il choisit finalement le nom Mabon pour l’équinoxe d’automne.
Et quelque part, je trouve que connaître cette histoire ne retire absolument rien à Mabon. Au contraire.
La Roue de l’Année telle que beaucoup de personnes la pratiquent aujourd’hui est elle-même le résultat de traditions anciennes, de folklore, d’observations de la nature et de constructions spirituelles beaucoup plus récentes qui se sont rencontrées et transformées.
Une tradition n’a pas besoin d’avoir trois mille ans pour avoir du sens.
Elle a simplement besoin de ne pas prétendre en avoir trois mille lorsqu’elle en a cinquante.
Alors, qui est Mabon ?
Mabon ap Modron est un personnage de la tradition galloise. Son nom signifie approximativement Mabon, fils de Modron — Modron étant associée à la figure de la mère.
Dans le récit de Culhwch et Olwen, Mabon est enlevé à sa mère alors qu’il n’est âgé que de trois nuits. Lorsque Culhwch doit accomplir une série d’épreuves apparemment impossibles afin d’épouser Olwen, l’aide de Mabon devient nécessaire : lui seul peut notamment maîtriser un chien indispensable à la chasse du sanglier magique Twrch Trwyth. Petit problème, personne ne sait où se trouve Mabon.Commence alors une recherche étonnante.
Les héros interrogent successivement des animaux extrêmement anciens dans l’espoir de trouver quelqu’un qui se souvienne de lui. Ils remontent ainsi de
mémoire en mémoire jusqu’à atteindre le saumon de Llyn Llyw, suffisamment ancien pour savoir où Mabon est emprisonné.
Mabon est finalement retrouvé et libéré.
Le récit porte donc des motifs particulièrement puissants : l’enfant disparu, l’enfermement, la quête, la mémoire ancienne, puis la libération et le retour.
Aidan Kelly expliquera plus tard avoir cherché un mythe nord-européen pouvant faire écho aux récits de disparition et de retour qu’il associait à cette période de l’année. C’est ainsi que le personnage gallois de Mabon lui inspira le nom donné à l’équinoxe d’automne dans son calendrier.
Ce lien est donc une interprétation néopaïenne moderne, pas la preuve que les anciens Gallois célébraient Mabon ap Modron à l’équinoxe.La nuance est importante.
Et Perséphone dans tout ça ?
Lorsque l’on explore les contenus consacrés à Mabon, on croise également régulièrement Déméter et Perséphone.
Le mythe grec raconte, dans l’une de ses formes les plus connues, la disparition de Perséphone dans le monde souterrain et la douleur de sa mère Déméter, déesse associée notamment à l’agriculture et aux récoltes. Le cycle de séparation et de retour a ensuite été très facilement rapproché du rythme des saisons. Là encore, prudence.
Déméter et Perséphone appartiennent à la religion et à la mythologie grecques. Elles ne constituent pas la preuve d’un ancien « mythe de Mabon ».
Mais leur histoire exprime quelque chose que l’on retrouve dans beaucoup de lectures contemporaines de l’automne : la vie n’avance pas en ligne droite. Elle alterne croissance, abondance, déclin, repos et retour.
Et cette idée peut parfaitement nourrir une célébration moderne de l’équinoxe, tant que l’on distingue l’inspiration symbolique de la filiation historique.
Alors… qu’est-ce que nous célébrons réellement à Mabon ?
Une fête inscrite dans la Roue de l’Année néopaïenne moderne.
Et enfin toutes les significations que les pratiquants contemporains lui ont données : équilibre, gratitude, abondance, bilan, transition et lâcher-prise.Ce mélange n’est pas un problème.
Il devient seulement problématique lorsqu’on transforme une pratique contemporaine en certitude historique.
On peut donc célébrer Mabon avec une bougie, une pomme, un repas partagé ou un rituel de gratitude tout en sachant que notre manière de le faire appartient largement à une spiritualité contemporaine.Et personnellement, je trouve cela plutôt beau.
Nous faisons finalement ce que les humains ont toujours fait avec les saisons : nous observons ce qui se passe dehors pour essayer de mieux comprendre ce qui se passe dedans.

2. Pourquoi célébrer Mabon aujourd’hui ?
Soyons réalistes : la plupart d’entre nous ne passent plus septembre à se demander si la quantité de blé engrangée permettra au village de survivre jusqu’au printemps.
Notre rapport aux saisons a changé. Nos besoins fondamentaux, eux, peut-être un peu moins.Nous avons toujours besoin de moments pour nous arrêter. Pour mesurer le chemin parcouru. Pour célébrer. Pour comprendre ce qui fonctionne et décider de ce qui doit changer.
Et notre quotidien moderne nous pousse assez peu à le faire.
À peine un objectif atteint, nous en choisissons un autre. À peine une tâche terminée, une nouvelle apparaît.À peine septembre commencé, on pense déjà aux projets de fin d’année.
Mabon propose exactement l’inverse :avant de regarder ce qui manque, regardez ce qui est déjà là.
Récolter
Votre récolte ne ressemble probablement pas à un panier de pommes.Elle peut être une compétence acquise, une décision enfin prise, une relation devenue plus solide, quelques économies, un projet lancé, une limite que vous avez appris à poser ou simplement une période difficile que vous avez traversée.
Certaines récoltes sont spectaculaires. D’autres ne sont visibles que par nous.Les deux comptent.
Remercier
La gratitude de Mabon ne consiste pas à repeindre artificiellement sa vie en beige lumineux en répétant que tout est merveilleux.On peut être reconnaissante pour certaines choses et profondément insatisfaite d’autres.
Remercier consiste simplement à reconnaître ce qui nous nourrit déjà : les personnes, les expériences, les ressources, les opportunités ou les petites choses qui rendent nos journées meilleures.C’est une manière de sortir quelques instants du réflexe du « pas encore assez ».
Retrouver l’équilibre
L’équinoxe nous offre ici une métaphore presque trop parfaite.
Travail et vie personnelle. Donner et recevoir. Mouvement et repos. Ambition et plaisir. Temps pour les autres et temps pour soi.
L’équilibre parfait n’existe probablement pas.
Et heureusement, parce que passer sa vie à maintenir huit assiettes exactement au même niveau semble particulièrement fatigant.
L’idée est plutôt de remarquer ce qui s’est franchement déséquilibré.
Et de corriger légèrement la trajectoire.
Faire le tri
C’est peut-être la partie la moins instagrammable de Mabon. Toutes les graines que nous avons semées ne donneront pas quelque chose. Et parmi celles qui ont poussé, nous n’avons pas forcément envie de tout conserver. Un objectif qui semblait important en janvier peut ne plus l’être en septembre. Un projet peut avoir perdu son sens.Une habitude peut nous demander beaucoup plus qu’elle ne nous apporte.
Mabon nous rappelle alors une chose simple : avoir investi du temps dans quelque chose ne nous oblige pas à continuer indéfiniment. Il est parfois temps de récolter.Et parfois temps de laisser le champ tranquille.
3. Faire le bilan de ce que l’on a semé
Prenez un carnet, votre téléphone ou simplement quelques minutes au calme. Il n’est pas nécessaire d’avoir défini de grandes intentions au début de l’année. Nous semons parfois sans même nous en rendre compte.






4. Le tirage de Mabon — Faire le bilan de sa récolte
À l’équinoxe d’automne, la lumière et l’obscurité s’équilibrent avant que les nuits ne prennent progressivement davantage de place. Symboliquement, c’est un joli moment pour regarder ce que les derniers mois ont produit : ce qui a porté ses fruits, ce qui demande encore du temps, mais aussi ce qu’il est peut-être inutile de continuer à nourrir.
Vous pouvez réaliser ce tirage avec un tarot ou un oracle. Il ne s’agit pas nécessairement de demander aux cartes de prédire ce qui va arriver. Vous pouvez aussi les utiliser comme un support d’introspection : une image, un symbole ou un mot peut provoquer une association à laquelle vous n’auriez pas pensé spontanément.
Les 7 cartes de la récolte
Ces sept cartes suivent le mouvement d’une récolte : reconnaître, savourer, laisser mûrir, trier, préserver, rééquilibrer… puis choisir la suite.

Qu’est-ce qui a réellement porté ses fruits depuis le début de l’année ?
Une réussite, une évolution, une relation, une prise de conscience… Cette première carte invite à reconnaître ce qui existe déjà avant de chercher la prochaine chose à accomplir.
Qu’est-ce que je ne prends pas suffisamment le temps d’apprécier ?
Parce qu’on peut obtenir exactement ce que l’on désirait… et être déjà mentalement passée à l’objectif suivant.
3 — CE QUI MÛRIT ENCORE
Qu’est-ce qui n’est pas prêt, mais mérite encore mon énergie ?
Tout ce qui n’a pas abouti n’est pas forcément un échec. Certaines choses ont simplement besoin d’une saison supplémentaire.
4 — CE QUE JE NE NOURRIS PLUS
Qu’est-ce que je peux arrêter d’entretenir ?
Une habitude, une attente, un projet, une manière de penser ou quelque chose qui demande beaucoup sans réellement nourrir votre vie.
5 — CE QUE J’EMPORTE AVEC MOI
Quelle ressource acquise cette année mérite d’être conservée pour la suite ?
Une compétence, une force, une leçon, une nouvelle limite, une habitude… C’est votre réserve symbolique pour la saison à venir.
6 — LE POINT D’ÉQUILIBRE
Où ai-je besoin de rééquilibrer ma vie aujourd’hui ?
À l’image de l’équinoxe, cette carte interroge les endroits où vous donnez peut-être trop — ou pas assez.
7 — LE PASSAGE VERS L’AUTOMNE
Quelle intention mérite maintenant mon énergie ?
Non pas « Que va-t-il m’arriver cet automne ? », mais plutôt : avec tout ce que je viens de comprendre, vers quoi ai-je envie de diriger consciemment mon énergie ?
Comment réaliser le tirage ?
Installez-vous dans un endroit calme et prenez quelques instants pour revenir à votre respiration. Vous pouvez allumer une bougie si cela vous aide à marquer le passage entre le quotidien et ce moment d’introspection, mais elle n’est évidemment pas indispensable.
Mélangez votre jeu en gardant cette question en tête :« Qu’est-ce que ma récolte actuelle peut m’apprendre sur la saison qui s’achève et celle qui commence ? »
Tirez ensuite les sept cartes et disposez-les en cercle.
À Mabon, les cartes ne demandent pas seulement : « Qu’as-tu récolté ? »
Elles demandent aussi : « Qu’est-ce qui mérite encore une place dans ton panier ? »
5. Créer son Mabon : symboles et correspondances
Il n’existe pas de panier officiel de Mabon à acheter avant d’avoir le droit de célébrer l’équinoxe.Et c’est une excellente nouvelle.
Les correspondances peuvent simplement servir de langage symbolique. On choisit les éléments qui font sens pour soi et pour l’intention que l’on souhaite donner au moment.















6. Choisissez votre rituel de Mabon
À Mabon, plusieurs mouvements peuvent nous appeler : remercier, rééquilibrer, lâcher ce qui doit l’être, continuer à cultiver… ou partager la récolte.
Avant de choisir un rituel, posez-vous une seule question :De quoi ai-je réellement besoin en ce moment ?






7. Kitchen Witchery : MENU DE MABON
1 – Velouté forestier de Mabon : Je m’ancre


2 – Pain à l’oignon de Mabon : Je protège ce qui mérite de rester


3 – Tarte aux pommes de Mabon : Je remercie


4 – Cookies noisette & chocolat : Je reconnais mes ressources


5 – Gâteau pommes-chocolat de Mabon : Je regarde avec clarté


6 – Boisson chaude de Mabon — Pomme, cannelle & orange : Je laisse la saison changer


8. Vivre une journée de Mabon
Vous n’avez absolument pas besoin de bloquer votre agenda du lever au coucher du soleil pour « réussir » Mabon. Un sabbat doit pouvoir entrer dans une vraie vie.Choisissez donc votre version.
| J’AI 15 MINUTES | J’AI UNE SOIRÉE | J’AI UNE JOURNÉE |
| Le Mabon essentiel | Le Mabon à la maison | Le Mabon pleinement vécu |
| Le matin, préparez une boisson chaude. Allumez une bougie si vous le souhaitez. | En rentrant, prenez quelques minutes pour ranger ou trier un petit espace. | Le matin, ouvrez la journée avec votre bilan. Regardez les mois écoulés plutôt que votre liste de choses à accomplir. |
| Écrivez trois choses : Ce que je récolte / Ce que je remercie / Ce que je laisse. | Pour le dîner, préparez un repas de saison. Installez quelques éléments naturels sur la table. | Dans la matinée, allez au marché, dans un verger ou simplement marcher dans un endroit où vous pouvez observer le changement de saison. |
| Terminez par la question de Mabon pour passer à l’automne : Qu’est-ce que je choisis d’emporter dans la saison suivante ? | Après le dîner, faites votre bilan de Mabon puis choisissez l’un des rituels de cet article. | À midi, mangez quelque chose de saison. |
| Terminez la soirée avec quelque chose qui vous fait réellement ralentir : lire, prendre un bain, écouter de la musique, peindre, écrire ou simplement ne rien produire du tout. | L’après-midi, faites du tri. Une pièce, un placard, vos engagements, vos projets ou même votre agenda. L’objectif n’est pas de transformer Mabon en marathon de rangement : choisissez simplement quelque chose qui mérite d’être allégé. | |
| Lorsque la lumière commence à décliner, installez-vous quelques minutes devant votre espace de Mabon et réalisez le rituel correspondant à votre intention. | ||
| Pour le dîner, préparer le pain et le repas. Puis mangez. Partagez si vous le pouvez. | ||
| ≈ 15 min | ≈ 2–3 h | Du matin au soir |
Avant d’entrer dans la saison suivante
Nous aussi.
Mais peut-être n’avons-nous pas besoin de courir immédiatement vers la prochaine version de nous-mêmes. Il y a des moments pour semer. Des moments pour travailler.Des moments pour recommencer.
DCYBÈLE N°005SEPT. 2026
A glisser dans ton agenda
Ca, je l’ai construit.
Ca, je veux le garder.
Ca, je peux le remercier.
Et ça… je peux enfin le laisser partir.
Et choisissons consciemment ce que nous voulons emporter avec nous.
